Les Sanagustin autour du monde

Préparatifs du grand voyage en camping-car d'une famille vendéenne, prévu de octobre 2008 à 2010 à travers l'Afrique et L'Amérique

04 novembre 2009

La Pampa

La pampa est une vaste plaine très fertile qui recouvre 20% du territoire argentin (la superficie de la France !!). C’est une zone d’intense exploitation agricole et d’élevage, essentiellement des vaches qui paissent librement sur des centaines d’hectares. Le paysage est donc le même sur des centaines de km : vert et plat à l’infini… des vaches, des chevaux, des « gauchos » sur leur cheval pour regrouper le troupeau, un chien qui les accompagne, des éoliennes pour pomper l’eau, des estancias.

La Pampa (10) La Pampa (6)

C’est d’ailleurs à la porte de ce qu’on croyait une estancia que nous avons frappé un soir pour demander à se garer sur leur terrain pour la nuit. Nous avons alors appris que nous étions dans une « charca » car il s’agit d’une exploitation qui ne fait « que » 400 hectares alors que l’« estancia » en fait plus de 1000! Comptez en général une vache par hectare. Dans les grandes estancias il arrive que les « dueňos » (les propriétaires) vivent sur place dans de superbes demeures mais les propriétaires des charcas vivent le plus souvent sur Buenos Aires et viennent voir si tout se passe bien tous les 2 ou 3 mois. C’est ce que nous ont donc expliqué Norma et Santos ceux qui gèrent l’exploitation où nous avons atterri ! Santos travaille beaucoup pour s’occuper des presque 400 têtes de bétail et Norma a élevé 5 garçons, seul le dernier, Facundo, 13 ans, est encore à la maison. La vie à la ferme est rude et ils sont contents d’avoir de bons rapports avec leurs propriétaires qui justement acceptent qu’ils aient de la visite car à priori ça n’est pas toujours le cas. Ils ont également l’électricité et l’eau courante, ce que n’ont pas les charcas des alentours.

La Pampa (24) La Pampa (46)

Quelle belle rencontre ! Ils nous ont ouvert les portes de leur maison et de leur cœur, nous n’avons discuté que quelques heures ensemble mais nous nous sommes sentis très proches d’eux. Ils étaient ravis de pouvoir échanger avec des Français et nous d’en apprendre un peu plus sur leur mode de vie ! Laure et Raphaël, les voyageurs sac à dos que nous emmenons jusqu’à la péninsule Valdès, étaient aussi contents que nous de cette rencontre ; nous leur prêtons notre tente pour dormir et ce soir là ils l’ont installée dans la grange, près du tracteur et des selles de cheval, ça sentait bon le cuir !

La Pampa (19) La Pampa (9) La Pampa (16)

Et puis le lendemain matin Facundo est allé chercher le cheval le plus costaud qui leur sert à regrouper les vaches, pour que Lola puisse en faire un peu, elle était aux anges !

La Pampa (29) La Pampa (42) La Pampa (48)

La Pampa (47)

Nous les remercions vivement pour leur accueil naturel et chaleureux et leur souhaitons plein de bonnes choses pour la suite, nous espérons qu’ils pourront voir les photos du blog par l’intermédiaire de leurs grands enfants ! Nous nous souviendrons longtemps de cette halte dans la charca « el milagro » (le miracle)…

La Pampa (55) 

Le hasard de notre route a voulu que nous bivouaquions dans la petite ville de Coronel Dorrego le weekend où il y avait une fête provinciale, la 50ème édition même ! C’est ce genre d’imprévu qui fait la joie de notre voyage ! Le samedi soir il y avait des asados géants dans la rue. Des cochons entiers et d’immenses morceaux de vache à cuire doucement pendant des heures près du feu, pour le plus grand bonheur des narines et des papilles !

Coronel Dorrego (7) Coronel Dorrego (6)

Des chanteurs et des palladores, entendez par là deux chanteurs qui improvisent chacun leur tour et se renvoient la balle de manière comique et blagueuse le plus souvent tout en oubliant pas de faire des louanges sur leur région et sur les gauchos. Une prestation impressionnante même si on n’a pas tout compris car on n’est pas encore au point sur l’argot argentin !

Coronel Dorrego (10) Coronel Dorrego (9)

Et le dimanche avec quelques danses traditionnelles d’enfants, grand défilé dans les rues de la petite ville ; tout d’abord des chars qui participaient à un concours la semaine d’avant, chacun évoquant des scènes traditionnelles réalisées par diverses associations…

Coronel Dorrego (69) Coronel Dorrego (21) Coronel Dorrego (68)

Et puis vint le défilé de toutes les délégations des différents « clubs de gauchos » de la région si on peut appeler ça ainsi ! Ceux qui me connaissent savent que je suis une passionnée de chevaux alors là j’en ai eu pour mon compte ! J’ai du prendre 150 photos en deux heures, je ne vous en mets que quelques unes bien sûr mais le choix était difficile!

Coronel Dorrego (95) Coronel Dorrego (43) Coronel Dorrego (89)

Coronel Dorrego (129)

Nous avons pris un bon bain de foule argentin, authentique, loin des endroits touristiques qui nous agacent ! Nous qui voulions voir des gauchos il y en avait partout, sur les chevaux comme dans la rue, du plus jeune au plus âgé, un mélange de génération naturel.

Coronel Dorrego (113) Coronel Dorrego (32) Coronel Dorrego (36) Coronel Dorrego (101) Coronel Dorrego (111)

Le gaucho est toujours vêtu d’un pantalon bouffant et de bottes, d’un chapeau de cuir ou d’un béret, un foulard autour du cou, un couteau à la ceinture, et son cheval n’est jamais loin, bien harnaché, la selle bien différente des nôtres est aussi bien plus confortable car rembourrée de gros tapis pour amortir les longues heures passées sur sa monture, et l’on tient ses rênes d’une seule main, l’autre servant à la cravache ou au lasso. Le gaucho est devenu un personnage mythique d’Argentine, solitaire parcourant les immenses plaines de la pampa pour s’occuper du bétail, il est le symbole de la liberté, du courage, de la fidélité et de la fierté.

Coronel Dorrego (72) Coronel Dorrego (88) Coronel Dorrego (108)

Après cette belle pause campagnarde nous nous sommes rapprochés de l’océan pour aller à El Balneario del Condor afin d’admirer non pas des condors mais des perroquets, une immense colonie qui niche dans la falaise juste au bord de la plage, incroyable ! Des couleurs magnifiques…

Balneario del Condor (16) Balneario del Condor (3) Balneario del Condor (9) La loberia (12)

Et puis un peu plus loin sur une plage nous avons aussi aperçu nos premières otaries argentines… un avant goût des belles rencontres animalières de la péninsule Valdès que je vous raconte la prochaine fois !

La loberia (7) La loberia (9) La loberia (10)

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30 octobre 2009

Petite semaine entre Argentine et Uruguay

Je continue donc le récit des vacances passée avec mes parents !

On pensait au début trouver des hôtels pour mes parents et nous dormir dans la cour mais finalement Lola a prêté son grand lit à son papy et à sa mamie et on a passé une semaine à dormir tous ensemble dans le Sans Souci… on n’a jamais eu froid ! De toute façon le printemps est bien là, nous avons eu de très belles journées ensoleillées. Ils ont donc pu voir en vrai notre façon de vivre en nomades, de ne pas savoir où l’on va dormir le soir, de tomber sur des endroits surprenants (dans le bon comme dans le moins bon !), de vivre à l’étroit etc… Ce fut une chouette expérience conjointe ! Nous espérons qu’ils en garderont un bon souvenir !

Sta Coloma (7)

Voici en vrac nos différentes étapes :

Lujan avec ses arcades de style colonial menant à sa grande place et son immense basilique de style gothique où l’on vénère Nuestra Seňora de Lujan devenue la patronne des camionneurs:

Lujan (2) Lujan (19) Lujan (23)

San Antonio de Areco, petite ville tranquille connue comme étant le berceau du gaucho. A voir : le « pont vieux » de 1857 et plein d’ateliers d’artisans en ville qui travaillent le cuir, l’argent… et le chocolat !

San Antonio de Arreco (2) San Antonio de Arreco (26)

Visite très intéressante dans le “parque criollo” du musée Ricardo Guiraldes consacrée à la culture gauchesque. Sur un grand terrain, on retrouve les traditionnels bâtiments qui composent les estancias avec des représentations de scènes classiques comme celle des gauchos venus s’abreuver à l’épicerie-bar ! Tout l’attirail du gaucho de la pampa y est représenté, les tenues traditionnelles, l’équipement des chevaux, les fers pour marquer le bétail etc.… Le gaucho écrivain Ricardo Guiraldes est mis à l’honneur ici car avec son roman Don Segundo Sombra (publié en 1926) il est l’un des écrivains ayant le mieux décrit les coutumes et habitudes de la vie dans la pampa.

San Antonio de Arreco (7) San Antonio de Arreco (12) San Antonio de Arreco (15) San Antonio de Arreco (16)

Parque nacional El Palmar : entrée 25 pesos par adulte pour autant de jours souhaités, camping sauvage non autorisé, aire de camping (12/pers et 12 pour le CC par jour) très agréable avec belle vue sur le rio Uruguay. Attention où l’on met les pieds il y a des « lagartos overos » et des « vizcachas » partout !

Parque del Palmar (3) Parque del Palmar (18)

Le parc est une palmeraie très reposante, où l’on peut faire plusieurs balades en voiture et à pied en plein milieu de la nature. Seuls les chants des oiseaux viennent vous troubler et parfois un renard (« zorro ») qui rôde…

Parque del Palmar (77) Parque del Palmar (15) Parque del Palmar (28) Parque del Palmar (39) Parque del Palmar (50) Parque del Palmar (69) Parque del Palmar (70) Parque del Palmar (75)

Bref passage en Uruguay : pour aller en Uruguay depuis l’Argentine il faut traverser le fleuve du même nom. Depuis la province d’Entre Rios il y a plusieurs ponts mais attention le premier est fermé depuis des années et devrait rouvrir d’ici 2 ans d’après l’office de tourisme de Gualeguaychu (en Argentine) mais à vérifier… Cette petite ville au nom imprononçable est par contre une halte très sympathique car elle a de grands espaces en bord de rivière, idéal pour se détendre ou pêcher ! Papy a d’ailleurs offert la première canne à pêche de Lola et à eux deux ils ont pêché le premier et seul poisson des vacances ! Lola était plus que fière !

Gualeguaychu (18) Gualeguaychu (5) Gualeguaychu (8)

Donc pas de passage en Uruguay par là mais 100 km plus haut par Colon où la encore on peut apprécier la vue sur le fleuve Uruguay et prendre de bonnes infos dans le beau bâtiment qui abrite l’office de tourisme !

Colon (17) Colon (4)

Passage alors du côté Uruguay : ne pas avoir de produits frais (viande, fruits, légumes, œufs etc.…), donc manger les restes avant de passer sinon ça va à la poubelle ! Mais la fouille pour nous a été très succincte…

Le séjour fut bref mais très agréable de Paysandu à Salto en longeant le rio Uruguay sous le soleil !

uruguay itinéraire

Nous avons visité une petite estancia touristique, pas encore ouverte car la saison n’a pas débuté, mais très jolie. Là-bas nous avons pu admirer de très beaux perroquets sauvages (il ne faisait pas si froid que ça, mais beaucoup de vent et Lola avait une otite, ce qui explique son équipement !!)

Estancia Estancia (2) Estancia (8) Estancia (12) Estancia (13)

Paysages divers (32)

Les étals de fruits et légumes sont très appétissants :

Paysandu (6) Paysandu (10)

Près de Salto sur un petit marché nous avons rencontrés de sympathiques artistes plutôt originaux comme celui qui fabrique des vases de décoration avec des pneus !

Salto (18) Salto (20)

C’est aussi à Salto que Miguel a soufflé les 4 bougies de sa quarantaine ! On a eu une très grosse pensée pour Sébastien, son frère jumeau, qui à quelques heures d’intervalle devait lui aussi les souffler de l’autre côté de l’Atlantique…

Salto (8) Salto (10)

Retour ensuite en Argentine jusqu’à Buenos Aires d’où mes parents sont partis et où l’on a récupéré deux nouveaux voyageurs à bord du Sans Souci pour descendre en Patagonie… on vous raconte ça bientôt !

Paysages divers (42)

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27 octobre 2009

Buenos Aires, suite et fin !!

Ca y est me voilà prête à vous raconter les 15 jours passés en Argentine avec mes parents ! Commençons donc déjà par la semaine où nous sommes restés sur Buenos Aires avec eux à attendre le camping-car !

Même si nous n’étions pas enchantés par ce changement de programme nous avons encore vu de très belles choses dans la capitale et nous ne nous sommes pas ennuyés !

Tout commence déjà par la joie des retrouvailles bien sûr, après 9 mois sans s’être vus (en Egypte la dernière fois).

Buenos Aires, retrouvailles (14) Buenos Aires, retrouvailles (6)

La joie d’ouvrir leurs valises aussi ! pleines de gourmandises qui nous manquaient, de jouets pour Lola et de nouveaux cahiers de vacances car on arrivait à court ! et oui faut bien travailler un peu quand même !

Buenos Aires, retrouvailles (8)

La joie aussi de découvrir les visages des nouveaux élèves de la classe de CP de l’école publique de Venansault qui nous suivent cette année encore, sur le continent américain cette fois ! Un grand merci pour tous vos jolis dessins, vos fiches personnelles font maintenant partis de l’équipage du Sans Souci, vous nous accompagnez donc sur les routes sud-américaines !

Buenos Aires, retrouvailles (23) Buenos Aires, retrouvailles (22)

Récit donc de notre semaine à Buenos Aires :

Nous avons bien sûr commencé par l’inévitable quartier de la Boca, 2ème fois pour nous donc photos identiques mais avec mes parents devant cette fois !

Buenos Aires, La Boca (152) Buenos Aires, La Boca (139) Buenos Aires, La Boca (140)

Puis cette fois nous avons fait la visite de la « bombonera » le stade des Boca Juniors car mon père aime beaucoup le football ! Maradona est omniprésent, il a d’ailleurs sa place attitrée à vie, sur de jolis sièges couleur or…

Buenos Aires, La Boca, stade (30) Buenos Aires, La Boca, stade (12) Buenos Aires, La Boca, stade (17)

Les hommes ont pu se prendre un instant pour des stars aux micros des journalistes ou dans les vestiaires !

Buenos Aires, La Boca, stade (22) Buenos Aires, La Boca, stade (27) Buenos Aires, La Boca, stade (28)

Et les inévitables boutiques colorées:

Buenos Aires, La Boca, stade (37) Buenos Aires, La Boca, stade (35)

Promenade ensuite dans le centre ville autour de la fameuse place de mai (25 mai 1810, date de l’indépendance argentine), là où ont lieu les grandes manifestations de la capitale, face au palais du gouvernement. C’est ici que les « folles de mai », les mères des “desaparecidos” (disparus) pendant la junte militaire au pouvoir, défilèrent pendant 25 ans en tournant en rond tous les jeudis après-midi. Aujourd’hui sont représentés au sol des dessins de foulards blancs comme ceux qu’elles portaient.

Buenos Aires, Plaza de Mayo

Tout autour de la place d’importants bâtiments : la cathédrale, le cabildo, la banque argentine et bien sûr le palais du gouvernement ou « la maison rose » que nous avons pu visiter car ouverte au public le week-end.

Buenos Aires, plaza de Mayo, palais du gouvernement (2) Buenos Aires, plaza de Mayo, palais du gouvernement (6) Buenos Aires, plaza de Mayo, palais du gouvernement (7) Buenos Aires, plaza de Mayo, palais du gouvernement (17)

Buenos Aires, plaza de Mayo, palais du gouvernement (21) Buenos Aires, plaza de Mayo, palais du gouvernement (9)

Petite promenade aussi dans la réserve écologique de la Costanera Sur sous le soleil. Bon faut être franc, pas grand-chose à voir mais ça fait une petite bouffée d’oxygène et de verdure au milieu de cette pollution urbaine (il y a d’ailleurs beaucoup de monde le week-end, à pied ou en vélo car il y a plusieurs sentiers possibles), et puis on l’a enfin vu ce fameux rio de la Plata, le fleuve au bord duquel est bâtie Buenos Aires mais qu’on oublie complètement, tellement la ville s’étend ! Cette réserve est en fait une ancienne décharge où ont été déversés les décombres des travaux de réhabilitation du quartier de Puerto Madero. Incroyable de voir à quelle vitesse la nature a repris ses droits…

Buenos Aires, la Costanera (15) Buenos Aires, la Costanera (21) Buenos Aires, la costanera, réserve écologique (15) Buenos Aires, la costanera, réserve écologique (16)

Après la balade sportive rien de tel qu’un « bondiola » sur les quai de la Costanera Sur, c’est un délicieux sandwich avec de la viande de porc dans lequel on ajoute toutes les salades qu’on veut, ça cale un homme ! De nombreux stands en proposent, on fait cuire la viande devant vous, bonnes odeurs assurées !

Buenos Aires, la Costanera (8)

Et puis Puerto Madero donc, un des quartiers les plus huppés de la ville, anciens docks réhabilités en cafés, restos et boutiques chics… Joli pont moderne mobile « el puente de la mujer », hautes tours de bureaux… Et la frégate de Sarmiento, devenue bateau musée, dont la visite est très intéressante.

Buenos Aires, Puerto Madero (22) Buenos Aires, Puerto Madero (19)

Buenos Aires, Puerto Madero, frégate Sarmiento Buenos Aires, Puerto Madero, frégate Sarmiento (34) Buenos Aires, frégate Sarmiento (5) Buenos Aires, frégate Sarmiento (14) Buenos Aires, frégate Sarmiento (23) Buenos Aires, frégate Sarmiento (25)

Une mention spéciale pour la féria de Mataderos, un peu excentrée du centre ville (comptez 20 bonnes minutes de taxi) mais qui en vaut vraiment le coût ! c’est un marché artisanal qui se tient tous les dimanches ; l’ambiance est vraiment sympa, les vendeurs expliquent volontiers leur travail mais ne sont pas insistants pour vendre, ce qui nous donne plus envie d’acheter ! et en plus les prix sont très raisonnables. Nous avons largement préféré cette féria à celle de San Telmo dans le centre qu’on a trouvé trop touristique et chère.

Buenos Aires, Mataderos (19) Buenos Aires, Mataderos (40) Buenos Aires, Mataderos (39) Buenos Aires, Mataderos (21) Buenos Aires, Mataderos (27) Buenos Aires, Mataderos (44)

L’après-midi des chanteurs et musiciens occupent une estrade et les locaux font des démonstrations de danses folkloriques. Anciens et jeunes se mélangent pour que la tradition perdure, ils vivent intensément leurs danses par leurs gestes et leur mimiques, c’est impressionnant !

Buenos Aires, Mataderos (49) Buenos Aires, Mataderos Buenos Aires, Mataderos (9) Buenos Aires, Mataderos (12)

A Mataderos il y a aussi normalement des courses de gauchos mais comme le temps était instable ce dimanche là ils les avaient annulées…

La suite bientôt…

Posté par elomig à 18:12 - 17 Argentine - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Infos pratiques: sortir le camping-car du port de Buenos Aires, l’enfer !

Ces formalités concernent un camping-car voyageant sur un flat-rack, entendez par là un « container » ouvert de tous les côtés (photo pour vous rappeler !). Mais les démarches sont les mêmes pour les containers aussi, elles sont juste moins coûteuses… (mais on ne rentrait pas dedans !). Et elles le sont encore moins si vous avez la chance de voyager en Roro, ce sont des bateaux dans lesquels on entre directement le véhicule dans le bateau, du coup aucun frais ni à l’arrivée ni au départ de manipulation de container (mais il en existe peu dans le monde et c’est bien dommage !). Les prix sont en US Dollars (le peso argentin a le même symbole mais vaut 3,80 de moins, ça aurait été mieux !!) et nous concernent, à priori tout varie selon les cas !

Cape Town (21)

Possibilité de commencer le 1,2 et 3 avant l’arrivée du bateau.

1- Se munir du « Bill of lading », sorte de facture que normalement on vous délivre après l’embarquement mais que l’on peut aussi vous sortir à l’arrivée chez la compagnie maritime du fret (Safmarine pour nous). Document gratuit.

2- La compagnie maritime vous délivre aussi un document indispensable qui atteste que vous êtes libre de toute dette envers eux, le « libre de deuda », payant : 45$. Si vous êtes en Roro vous n’avez que ça à leur payer mais pour les containers il y a donc les frais de manipulation pour le déchargement et le nettoyage du container et aussi quelques frais de dossiers au passage bien sûr, en tout 225$ (par un virement dans une banque le plus souvent). Mais les compagnies parlent aussi d’un dépôt de garantie (autour de 5000$ !!!) à leur laisser pour qu’ils soient sûrs de récupérer le container en bon état mais normalement vous n’avez pas à laisser cette caution si le container ne sort pas du port et c’est là que ça se complique pour nous ! Car notre camping-car arrivait au terminal 4 du port et paraît-il les douaniers là-bas ne sont pas autorisés à vérifier les effets personnels contenus dans le véhicule (j’essaye de simplifier !!), il faut donc emmener le véhicule dans un hangar exprès mais qui se trouve dans un autre terminal (un « deposito ») et pour cela pas le droit de conduire le véhicule (puisqu’il n’a pas été vérifié par les douanes ( !!!)), il faut donc louer un camion sur lequel il faut mettre le container… Le tout nous aurait coûté plus de 1200 $ … paraît-il … car nous n’avons donc pas testé !

3- C’est là que pour soi-disant simplifier les démarches intervient le fameux « despachante » (« dédouanneur »). On ne vous conseille pas le notre, Gabi qui nous a coûté la modique somme de 500 USD, on peut trouver moins cher et surtout on peut s’en sortir tout seul avec un bon niveau d’espagnol, du tempérament et de la patience! Le despachante n’est donc pas du tout obligatoire mais si vous devez en prendre un préférez ceux que peuvent vous proposer directement les compagnies maritimes. Le notre nous a donc demandé de donner 500 $ aux douaniers pour obtenir le droit de décharger le véhicule sur place, sans passer par le « deposito », ce qui est bien moins que 1200 mais écœurant car officieux !

4- Une fois ces papiers et autorisations réunis il faut attendre que votre véhicule soit arrivé au port et enregistré comme déchargé (on a les infos aux bureaux du terminal d’arrivée) pour pouvoir commencer les démarches (« el tramite ») pour avoir l’autorisation de sortir le véhicule. Nous avons accumulé les « pas de chance » car notre bateau a eu 5 jours de retard et qu’ensuite il y avait un lundi férié ! Mais sinon une fois que les papiers sont faits et que le rendez vous est pris avec la douane pour sortir le véhicule du container et le fouiller, cela peut être fait le jour même ou au pire le lendemain.

5- Mais avant de franchir les portes du port, il faut passer par la case « caisse », car si en effet il n’y a pas de frais de douane à payer il y a en revanche les frais du terminal d’arrivée et là ça chiffre encore surtout pour un flat rack, total : 700$. La où ça énerve c’est que le terminal 4 appartient à une grosse société privée Maersk, qui est aussi propriétaire de Safmarine, donc tous nos sous vont dans les mêmes poches d’un gros bonnet !

6- Quand après toutes ces émotions vous arrivez à la somme totale de 1970$ rien que pour sortir le véhicule du port et que déjà vous en avez payé 4700 pour faire la traversée (ce qui donne en tout 5400 euros), vous vous demandez si ça en valait vraiment le coup/coût ??? Peut être pas mais comment faire autrement ? Vendre le CC en Afrique et en acheter un autre ici ? Oui mais est ce que ça se trouve facilement et à bon prix ? car dans ce cas nous ne récupérons pas la caution de 3800€ laissée en France pour l’obtention du Carnet de Passage en Douane, indispensable pour l’Afrique, et qui nous sera remboursée une fois le véhicule rentré en France… Ahhh c’est bien compliqué tout ça !! De toute façon maintenant les choses sont faites ainsi, on ne reviendra plus dessus, mais reste la grande question du retour car franchement je ne sais pas si on aura le courage de se relancer dans l’aventure du shipping pour ramener le Sans Souci au pays… Amis voyageurs si vous êtes intéressés par l’achat d’un véhicule en Amérique du Sud…

Buenos Aires, retrouvailles (29) sortie du port, enfin !

Voilà pour la partie pratique qui j’imagine peut décourager plus d’un voyageur motorisé ! Une des solutions consiste peut-être à acheter un véhicule qui entre dans un container classique!

Sinon pour l’assurance obligatoire du véhicule, nous sommes passés par SANCOR pour 681 pesos pour 3 mois (120 euros) valable pour l’argentine et tous les pays limitrophes.

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22 octobre 2009

Enfin sortis de Buenos Aires !

Bonjour à tous !

Ces 15 derniers jours ont été très chargés ce qui explique le manque de nouvelles sur le blog ! Promis je prends bientôt le temps de vous faire un résumé de tout ça mais là rien n’est prêt ! En bref sachez qu’on a bien fini par récupérer le Sans Souci mais pas sans peine ! Lui est en parfait état mais pas notre porte-monnaie et notre moral en a pris un coup car vraiment c’était compliqué et les mauvaises surprises se sont accumulées… Malheureusement mes parents se sont trouvés pris dans cette spirale de stress avec nous et ils ont assisté à la pire semaine du voyage depuis notre départ ! Du coup notre programme avec eux fut bien chamboulé car nous n’avions plus qu’une semaine ensemble pour se promener en Argentine et vu les distances de ce pays grand comme 5 fois la France, nous n’avons pu faire qu’une petite boucle avec un bref passe en Uruguay. D’un autre côté leur présence nous a permis de tout relativiser puisque l’important dans ces moments là est d’être ensemble surtout après 8 mois de séparation ! C’est d’ailleurs à leurs côtés que nous avons fêté deux évènements importants il y a quelques jours : les 40 de Miguel et notre première année de voyage ! Deux bonnes excuses pour déguster le bon vin argentin !

Mes parents repartent donc aujourd’hui de Buenos Aires et de notre coté nous allons entamer doucement notre descente vers la Patagonie. Mais pas seuls puisque nous embarquons avec nous un couple de voyageurs français, Laure et Raphael… La suite bientôt !

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